IDÉIFORMES
Décrire l’origine d’une pensée est une entreprise délicate car il est toujours possible de remonter plus loin et plus loin encore. Le cours des idées est un fil ininterrompu tricotant sans cesse un tissu plus ou moins épais, avec des trous et de petits carreaux parfois. Il peut être intéressant d’observer sa façon de se mouvoir.
Imaginons que chaque petite lettre (ci-dessus) soit une image ou un souvenir, une particule chargée émotionnellement, remplie d’informations sensorielles. Chaque particule aurait son propre parcours aléatoire, individuel. Selon les lois de la physique, chaque objet exerce une force, et chaque trajectoire est régie par les lois de l’attraction/répulsion.

Imaginons que chaque particule laisse derrière elle une trace de son passage, une sorte d’empreinte ; l’entre-mêlage de toutes ces trajectoires dessinerait des formes aléatoires entre elles. Ces formes seraient la matérialisation graphique même des idées. Espace, empreinte, lieu des associations.
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Note : Le cheveux a une forme intéressante qui pourrait faire penser à une trajectoire de particule. Sa courbe est fluide et libre et est elle-même issue d’une construction organique mobile et vivante.





